
Transformer une maison de famille en maison d’hôtes m’a demandé une rénovation intérieure profonde. Ainsi, elle s’est étendue sur près de deux ans et demi. Entre contraintes budgétaires, respect du bâti ancien et volonté de préserver l’âme du lieu, cette rénovation s’est construite pas à pas, avec beaucoup de choix, d’adaptations et d’apprentissage.
Les travaux de cette rénovation de ma maison de famille en maison d’hôtes ont débuté en janvier 2021, juste après la période Covid. En revanche, le projet, le business plan et les devis avaient été pensés avant la crise sanitaire, sur des coûts qui n’étaient plus du tout en phase avec la réalité au moment de lancer le chantier. Très rapidement, il a fallu faire des choix, prioriser, renoncer à certaines choses et accepter que tout ne puisse pas être fait immédiatement.
Au fil du chantier, l’objectif est vite devenu été clair : nous devions nous concentrer sur l’essentiel. Il fallait rendre la maison fonctionnelle, confortable et cohérente tout en en gardant en tête que certains aménagements pourraient être réalisés plus tard, au fil des années.
Pour réussir cette rénovation de maison de famille en maison d’hôtes, et face à l'augmentation des coûts, il m'a fallu me retrousser les manches. Au fil des jours sur le chantier, j'ai appris à faire moi-même une grande partie des travaux de finition. Peintures, choix des matériaux, couleurs, papiers peints, moulures : tout a été pensé et exécuté sur place, sans l’aide d’une décoratrice d’intérieur.
Cet apprentissage s’est fait sur le terrain. Poser des moulures, préparer les supports, peindre des pièces entières, apprendre à enduire… parfois avec succès, parfois avec difficulté. L’épisode du ponçage des bandes de placo, initialement prévu comme une simple étape, s’est transformé en deux mois de travail intense... À ce stade, il est vite devenu évident que certaines tâches devaient être confiées à un professionnel.
« J’ai appris à poser des moulures, à faire des enduits, à peindre chaque pièce… et à aimer chaque étape, même quand c’était épuisant. »
Jour après jour, l’organisation a évolué afin de gagner en efficacité. Un artisan a progressivement pris en charge les plafonds, les sous-couches et les grandes surfaces peintes en blanc. Confier ces étapes m'a permis de sécuriser les bases et de faire avancer le chantier plus rapidement.
De mon côté, j’ai conservé tout ce qui relevait des finitions et des choix décoratifs : les couleurs, les papiers peints, les murs d’accent et les détails pièce par pièce. Grâce à cela, j’ai pu rester pleinement impliquée dans l’identité de chaque espace. Chaque décision décorative, chaque détail se construisait progressivement, à mon rythme, avec plus de maîtrise et de réalisme.

La décoration s’est construite de manière instinctive, souvent en résonance avec les souvenirs des pièces. Certaines chambres ont retrouvé, presque inconsciemment, des teintes ou des motifs déjà présents autrefois: un rose revisité, de grands papiers peints floraux, des références végétales et naturelles.
Le parti pris a été clair dès le départ. De ce fait, j’ai assumé des papiers peints forts, équilibrés par des éléments plus contemporains. Tables de nuit graphiques, lignes modernes et touches métalliques dialoguent avec des lits à baldaquin, des volumes anciens et des meubles historiques.
Près de 90 % du mobilier a été conservé et réintégré dans la décoration actuelle. Les grandes armoires anciennes, de plus de trois mètres de haut et présentes depuis des générations, s’intègrent pleinement à l’identité de Maison Prieuré.
La création de la suite familiale est née d’une double contrainte : la limitation réglementaire à cinq chambres d’hôtes et l’existence de deux chambres attenantes sans possibilité d’aménager deux salles de bain distinctes.
La solution a consisté à repenser entièrement un couloir, coupé en deux pour réunir ces deux chambres en une seule unité familiale. Une salle de bain et des toilettes existaient déjà au milieu du palier : leur position s’est révélée idéale, donnant l’impression qu’elles avaient été conçues dès l’origine pour cette suite.
Pour rendre cet espace cohérent et fonctionnel, une porte ancienne a été chinée pendant plusieurs mois à travers toute la France. Naturellement, il fallait qu'elle corresponde exactement aux dimensions du couloir. Cette porte, installée telle quelle, permet aujourd’hui de fermer naturellement l’espace. Ainsi, elle donne à la suite familiale une vraie unité, comme si elle avait toujours existé ainsi.
Parmi les transformations les plus marquantes, la chambre Élisabeth occupe une place particulière. Ancienne chambre familiale, elle était recouverte d’un papier peint à grandes fleurs, posé jusqu’au plafond, et structurée autour d’une niche encadrée de placards sur mesure, conçue pour un lit de petite dimension.
Ces aménagements rendaient l’espace sombre et écrasant. Nous avons retiré l’ensemble des placards pour ouvrir la pièce et retrouver des volumes généreux. Les réseaux électriques ont été redistribués.
"Chaque détail décoratif a été pensé pour créer un équilibre entre ancien et moderne, histoire et contemporain."
L’idée initiale était de positionner le lit face à la cheminée. Pour autant, elle a été réinterprétée avec un lit de 180 cm, afin de combiner confort et respect de l’âme de la pièce.
La création de la salle de bain attenante s’est révélée plus complexe. En effet, les planchers avaient été rehaussés pour permettre le passage des canalisations. Une porte battante classique n’était donc pas possible.
Après réflexion, la solution a été de poser des portes anciennes coulissantes, intégrées directement dans le mur. Elles offrent aujourd’hui une transition élégante et fluide entre le lit et la salle de bain, tout en conservant le charme historique de la chambre.
Tout au long du chantier, j’ai veillé à préserver l’existant. Ainsi, les volumes, les moulures, les hautes plinthes et les éléments anciens ont été conservés dès que possible. L’objectif n’a jamais été de transformer radicalement la maison. Il s’agissait plutôt de l’adapter à un nouvel usage tout en respectant son histoire et son caractère unique.
Maison Prieuré, ancien prieuré du XIVᵉ siècle, impose une certaine humilité dans ses choix architecturaux. C’est pourquoi chaque décision a été guidée par le désir de révéler ce qui existait déjà, plutôt que d’imposer un style déconnecté de l’identité du lieu. En d’autres termes, la rénovation a été une conversation constante avec l’âme de la maison, chaque intervention cherchant à sublimer son histoire plutôt qu’à l’effacer.
La rénovation a été exclusivement intérieure, les extérieurs n’ont pas été modifiés. La maison étant inscrite aux monuments historiques, ce qui implique de fortes contraintes et un profond respect du bâti existant.
Au rez-de-chaussée, la distribution des espaces est restée fidèle à l’usage historique de la maison :
la salle à manger est devenue la salle des petits-déjeuners, le salon est resté un espace commun, ouvert à tous, et les pièces ont conservé leur fonction première.
Dès lors, c’est à l’étage que le chantier a été le plus important. À l’origine, il n’y avait aucune salle de bain. Pour répondre aux exigences d’une maison d’hôtes, il a fallu créer une salle de bain par chambre, avec toutes les contraintes que cela implique : création des évacuations, descentes techniques, adaptation des planchers et redistribution des volumes.
La configuration existante a toutefois offert une opportunité précieuse : entre plusieurs chambres se trouvaient de petites pièces intermédiaires, initialement prévues comme cabinets de toilette mais jamais raccordées à l’eau. Ces espaces ont permis de créer des salles de bain sans dénaturer les chambres existantes.
Parmi les travaux majeurs entrepris, la réfection complète de la toiture a été une étape incontournable. L’état de la couverture ne permettait pas d’envisager sereinement la suite du projet sans intervenir en amont sur cet élément essentiel de la maison.
La façade étant classée, chaque décision a été validée par les Bâtiments de France. Ainsi, matériaux, teintes et méthodes ont été choisis avec soin pour respecter le caractère historique du lieu. Cette intervention, invisible au premier regard, a posé les bases d’une rénovation pérenne et encadrée.
Certains espaces n’ont pas encore pu être aménagés, principalement pour des raisons de coûts. Une grande pièce, autrefois utilisée pour les réunions familiales, pourrait à terme devenir une salle dédiée aux ateliers, aux activités ou aux séminaires.
« Après le Covid, tous nos devis étaient dépassés… Il a fallu choisir, prioriser et parfois inventer des solutions soi-même. »
Une dépendance a également été préparée pour accueillir un futur espace bien-être : les réseaux ont été anticipés, l’électricité et les évacuations mises en place, mais l’aménagement intérieur reste à réaliser lorsque le budget le permettra.
Ces projets s’inscrivent dans une vision à long terme, fidèle à l’histoire de la maison : avancer étape par étape, sans précipitation, en respectant le lieu, ses contraintes et son rythme.
Transformer une maison de famille en maison d’hôtes m’a demandé une rénovation intérieure profonde. Ainsi, elle s’est étendue sur près de deux ans et demi. Entre contraintes budgétaires, respect du bâti ancien et volonté de préserver l’âme du lieu, cette rénovation s’est construite pas à pas, avec beaucoup de choix, d’adaptations et d’apprentissage.
Les travaux de cette rénovation de ma maison de famille en maison d’hôtes ont débuté en janvier 2021, juste après la période Covid. En revanche, le projet, le business plan et les devis avaient été pensés avant la crise sanitaire, sur des coûts qui n’étaient plus du tout en phase avec la réalité au moment de lancer le chantier. Très rapidement, il a fallu faire des choix, prioriser, renoncer à certaines choses et accepter que tout ne puisse pas être fait immédiatement.
Au fil du chantier, l’objectif est vite devenu été clair : nous devions nous concentrer sur l’essentiel. Il fallait rendre la maison fonctionnelle, confortable et cohérente tout en en gardant en tête que certains aménagements pourraient être réalisés plus tard, au fil des années.
Pour réussir cette rénovation de maison de famille en maison d’hôtes, et face à l'augmentation des coûts, il m'a fallu me retrousser les manches. Au fil des jours sur le chantier, j'ai appris à faire moi-même une grande partie des travaux de finition. Peintures, choix des matériaux, couleurs, papiers peints, moulures : tout a été pensé et exécuté sur place, sans l’aide d’une décoratrice d’intérieur.
Cet apprentissage s’est fait sur le terrain. Poser des moulures, préparer les supports, peindre des pièces entières, apprendre à enduire… parfois avec succès, parfois avec difficulté. L’épisode du ponçage des bandes de placo, initialement prévu comme une simple étape, s’est transformé en deux mois de travail intense... À ce stade, il est vite devenu évident que certaines tâches devaient être confiées à un professionnel.
« J’ai appris à poser des moulures, à faire des enduits, à peindre chaque pièce… et à aimer chaque étape, même quand c’était épuisant. »
Jour après jour, l’organisation a évolué afin de gagner en efficacité. Un artisan a progressivement pris en charge les plafonds, les sous-couches et les grandes surfaces peintes en blanc. Confier ces étapes m'a permis de sécuriser les bases et de faire avancer le chantier plus rapidement.
De mon côté, j’ai conservé tout ce qui relevait des finitions et des choix décoratifs : les couleurs, les papiers peints, les murs d’accent et les détails pièce par pièce. Grâce à cela, j’ai pu rester pleinement impliquée dans l’identité de chaque espace. Chaque décision décorative, chaque détail se construisait progressivement, à mon rythme, avec plus de maîtrise et de réalisme.
La décoration s’est construite de manière instinctive, souvent en résonance avec les souvenirs des pièces. Certaines chambres ont retrouvé, presque inconsciemment, des teintes ou des motifs déjà présents autrefois : un rose revisité, de grands papiers peints floraux, des références végétales et naturelles.
Le parti pris a été clair dès le départ. De ce fait, j’ai assumé des papiers peints forts, équilibrés par des éléments plus contemporains. Tables de nuit graphiques, lignes modernes et touches métalliques dialoguent avec des lits à baldaquin, des volumes anciens et des meubles historiques.
Près de 90 % du mobilier a été conservé et réintégré dans la décoration actuelle. Les grandes armoires anciennes, de plus de trois mètres de haut et présentes depuis des générations, s’intègrent pleinement à l’identité de Maison Prieuré.

La création de la suite familiale est née d’une double contrainte : la limitation réglementaire à cinq chambres d’hôtes et l’existence de deux chambres attenantes sans possibilité d’aménager deux salles de bain distinctes.
La solution a consisté à repenser entièrement un couloir, coupé en deux pour réunir ces deux chambres en une seule unité familiale. Une salle de bain et des toilettes existaient déjà au milieu du palier : leur position s’est révélée idéale, donnant l’impression qu’elles avaient été conçues dès l’origine pour cette suite.
Pour rendre cet espace cohérent et fonctionnel, une porte ancienne a été chinée pendant plusieurs mois à travers toute la France. Naturellement, il fallait qu'elle corresponde exactement aux dimensions du couloir. Cette porte, installée telle quelle, permet aujourd’hui de fermer naturellement l’espace. Ainsi, elle donne à la suite familiale une vraie unité, comme si elle avait toujours existé ainsi.
Parmi les transformations les plus marquantes, la chambre Élisabeth occupe une place particulière. Ancienne chambre familiale, elle était recouverte d’un papier peint à grandes fleurs, posé jusqu’au plafond, et structurée autour d’une niche encadrée de placards sur mesure, conçue pour un lit de petite dimension.
Ces aménagements rendaient l’espace sombre et écrasant. Nous avons retiré l’ensemble des placards pour ouvrir la pièce et retrouver des volumes généreux. Les réseaux électriques ont été redistribués.
"Chaque détail décoratif a été pensé pour créer un équilibre entre ancien et moderne, histoire et contemporain."
L’idée initiale était de positionner le lit face à la cheminée. Pour autant, elle a été réinterprétée avec un lit de 180 cm, afin de combiner confort et respect de l’âme de la pièce.
La création de la salle de bain attenante s’est révélée plus complexe. En effet, les planchers avaient été rehaussés pour permettre le passage des canalisations. Une porte battante classique n’était donc pas possible.
Après réflexion, la solution a été de poser des portes anciennes coulissantes, intégrées directement dans le mur. Elles offrent aujourd’hui une transition élégante et fluide entre le lit et la salle de bain, tout en conservant le charme historique de la chambre.
Tout au long du chantier, une attention particulière a été portée au respect de l’existant. Les volumes, les moulures, les hautes plinthes, les éléments anciens ont été conservés dès que possible. L’objectif n’a jamais été de transformer radicalement la maison, mais de l’adapter à un nouvel usage tout en respectant son histoire.
Ancien prieuré du XIVᵉ siècle, la maison impose une certaine humilité dans les choix architecturaux. La rénovation a cherché à révéler ce qui était déjà là, plutôt qu’à imposer un style déconnecté de son identité.
La rénovation a été exclusivement intérieure, les extérieurs n’ont pas été modifiés. La maison étant inscrite aux monuments historiques, ce qui implique de fortes contraintes et un profond respect du bâti existant.
Au rez-de-chaussée, la distribution des espaces est restée fidèle à l’usage historique de la maison :
la salle à manger est devenue la salle des petits-déjeuners, le salon est resté un espace commun, ouvert à tous, et les pièces ont conservé leur fonction première.
Dès lors, c’est à l’étage que le chantier a été le plus important. À l’origine, il n’y avait aucune salle de bain. Pour répondre aux exigences d’une maison d’hôtes, il a fallu créer une salle de bain par chambre, avec toutes les contraintes que cela implique : création des évacuations, descentes techniques, adaptation des planchers et redistribution des volumes.
La configuration existante a toutefois offert une opportunité précieuse : entre plusieurs chambres se trouvaient de petites pièces intermédiaires, initialement prévues comme cabinets de toilette mais jamais raccordées à l’eau. Ces espaces ont permis de créer des salles de bain sans dénaturer les chambres existantes.
Parmi les travaux majeurs entrepris, la réfection complète de la toiture a été une étape incontournable. L’état de la couverture ne permettait pas d’envisager sereinement la suite du projet sans intervenir en amont sur cet élément essentiel de la maison.
La façade étant classée, chaque décision a été validée par les Bâtiments de France. Ainsi, matériaux, teintes et méthodes ont été choisis avec soin pour respecter le caractère historique du lieu. Cette intervention, invisible au premier regard, a posé les bases d’une rénovation pérenne et encadrée.
Certains espaces n’ont pas encore pu être aménagés, principalement pour des raisons de coûts. Une grande pièce, autrefois utilisée pour les réunions familiales, pourrait à terme devenir une salle dédiée aux ateliers, aux activités ou aux séminaires.
« Après le Covid, tous nos devis étaient dépassés… Il a fallu choisir, prioriser et parfois inventer des solutions soi-même. »
Une dépendance a également été préparée pour accueillir un futur espace bien-être : les réseaux ont été anticipés, l’électricité et les évacuations mises en place, mais l’aménagement intérieur reste à réaliser lorsque le budget le permettra.
Ces projets s’inscrivent dans une vision à long terme, fidèle à l’histoire de la maison : avancer étape par étape, sans précipitation, en respectant le lieu, ses contraintes et son rythme.
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Un ancien prieuré rénové avec soin, transmis depuis quatre générations, pour accueillir couples, familles et amis le temps d’une parenthèse privilégiée.
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